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Bouamatou : la psychose délirante d’un homme d’affaires mégalomane !

Monsieur Mohamed Bouamatou est aujourd’hui propulsé sur le devant de la scène politique nationale et internationale par un concert d’articles louangeurs véhiculés par une certaine presse étrangère sensible au sortilège de l’argent et qui ne ménage aucun effort pour le parer de toutes les vertus, lui tresser des couronnes, le présenter sous le visage clair d’Apollon.

Une cure superficielle d’eugénisme qui peut tromper pendant un certain temps une partie de l’opinion extérieure, mais point le peuple mauritanien dont la mémoire collective porte les empreintes indélébiles de ses pratiques les plus basses et les plus immorales.

En effet, comment peut-il se targuer aujourd’hui, et il n’y a pas d’antinomie plus formelle, de probité morale, d’universalisme humanitaire et d’idéaux de bonne gouvernance pour l’Afrique, alors que sa colossale fortune amassée en si peu de temps l’a été par le biais de la contrebande, l’évasion fiscale, la corruption ? Et même des rumeurs parlent de ses liaisons avec le narco-trafic.

Comment se fait-il qu’il se déguise aujourd’hui, et il n’y a pas de contradiction plus stridente, en thaumaturge porteur et messager de nobles principes pour la Mauritanie, alors que pendant la période d’exception il rasait silencieusement les murs de Babylone , s’orientait lucidement dans la pénombre pour s’enrichir par des pratiques illicites sur le compte du pays et du peuple ?

Comment se fait-il qu’il s’affuble aujourd’hui, et il n’y a pas de paradoxe plus saisissant, d’oripeaux démocratiques alors qu’il sape les fondements savamment construits de notre démocratie par la corruption de certains sénateurs, des partis politiques , de la presse« dite indépendante », et par le financement d’activités visant la perturbation de l’ordre public en Mauritanie ?

Comment se fait-il qu’il finance généreusement, uniquement à l’effet de flétrir et de ternir l’image de la Mauritanie, certaines plumes de délateurs dont la vénalité est tristement célèbre par le manque notoire de l’éthique professionnelle et par leur propension matérielle effrénée comme Nicolas Beau de Mondafrique, William Bourdon de Sherpa , Elisabeth William du journal Ouest France, Corrine Morri de Tribune Ouest…

Comment se fait-il enfin qu’il interfère directement dans les affaires intérieures gambiennes en prenant en charge le financement du procès de l’ancien président Yahya Djameh, alors qu’il aurait mieux fait d’investir cet argent dans l’éducation, dans la santé pour soigner les porteurs des affections liées au tabagisme dont il a été responsable à travers la représentation de Marlboro. C’est vrai qu’ici Bouamatou a une autre motivation : rancunier, il veut se venger de l’ancien président gambien, allié de la Mauritanie et de son président, dont le seul tort est d’avoir été l’allié stratégique de la Mauritanie dans la sous-région.

En réalité, L’esprit s’épuise à recenser tous les symptômes de la psychose délirante, cette surestime de soi et de ses capacités propres, dans laquelle Bouamatou surfe depuis son exil. Mais son erreur politique mortelle, c’est de ne compter, pour parvenir à ses vœux chimériques, que sur certains relais médiatiques étrangers inaudibles à l’intérieur et sur sa fortune de l’argent sale.

Une peine totalement perdue, car, seule l’opinion publique mauritanienne est à même, comme tribunal permanent dont les sentences rejoignent toujours le jugement implacable de l’Histoire, de différencier des attitudes morales qui ennoblissent comme celles incarnées par le président Aziz et d’autres qui dégradent comme les pratiques et les fantasmes du mégalomane Bouamatou.

Docteur Abdallahi Ould Nem

 

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